Le conditionnement de l'esprit

Nous avons tous un esprit conditionné … bonne nouvelle : ça se guérit 

Dans une vidéo (qui malheureusement n'est plus disponible sur YouTube), on pouvait voir un chien dans une maison en construction dont les portes-fenêtres n’avaient pas encore de vitres, il lui est donc physiquement possible de passer « au travers » de la porte pour rejoindre le jardin, mais il attend et ne sort que lorsqu’on lui ouvre la porte.

Sur la photo, le cheval a une laisse qui est reliée à une chaise en plastique, bien trop légère que pour représenter un quelconque obstacle, il lui est donc physiquement possible de marcher où ça lui chante, mais il attend, il reste sur place et ne bronche pas.

 

Dans les deux cas, tant pour le chien que pour le cheval, l’animal n’a absolument aucune contrainte pour aller là où il le souhaite. Aucune !

Et pourtant, ils s’en empêchent tous les deux. Pire, ils n’essayent même pas ! Ils attendent que quelque chose d’extérieur vienne les délivrer, l’un pour ouvrir la porte, et l’autre pour détacher la laisse de la chaise. Ils attendent, alors qu’il leur suffirait de faire un pas droit devant, un seul pas, et Ô miracle, la porte fermée ne m’empêche pas de sortir ? La chaise ne m’empêche pas de partir ?

Héé non….

 

Alors pourquoi ?

Bienvenue dans l’explication du conditionnement de l’esprit.

 

Ils agissent ainsi parce qu’ils CROIENT qu’ils ne peuvent pas faire autrement.

Et pourquoi ont-ils cette croyance ?

- soit parce qu’on les a éduqués pour le croire (à coups de bâtons ou de récompense)

- soit parce qu’ils en ont fait l’expérience un jour (le chien s’est cogné contre la vitre, dans sa précédente maison ; le cheval a bien essayé de tirer sur la laisse pour partir, mais au début de son éducation, elle était accrochée à un mur bien solide).

 

Ils ont dès lors enregistré une fois pour toutes cette croyance et/ou cette expérience : la porte doit s’ouvrir pour pouvoir rejoindre le jardin, et le maître doit enlever la laisse pour pouvoir à nouveau marcher.

A quoi bon faire autrement puisque je « sais » ? Je ne vais pas encore me cogner la truffe contre la vitre ! Je ne vais pas encore m’essouffler à vouloir partir quand j’ai une laisse, elle est si forte qu’elle m’empêche d’avancer, j’ai déjà essayé.

 

Allez leur faire comprendre que le contexte a changé, qu’une expérience n’offre pas systématiquement le même résultat dans le futur ! Allez leur dire « mais si, vas-y, essaye, puisque je te dis que tu peux passer la porte sans te cogner contre une vitre…  Puisque je te dis que tu peux partir même en étant attaché à la chaise ». Ils ne vous croiront pas, et resteront dans leurs croyances, dans leurs esprits conditionnés.

Ils sont prisonniers de ce conditionnement.

 

Ah oui, vraiment ??

Prisonniers de leurs esprits conditionnés ?

Ou prisonniers de ce qu’ils continuent de s’imposer à eux-mêmes, sur base de ce conditionnement ?

 

C’est marrant mais selon la phrase posée, voyez-vous la différence ?

Oui ? Non ?

 

On peut comprendre et accepter qu’au départ, ils aient été conditionnés (c’est-à-dire « forcés à croire que »), et par conséquent, qu’ils se soient retrouvés prisonniers de ce conditionnement.  Mais après ? Qui est responsable de RESTER dans ces croyances ? Au point même de ne jamais les mettre en doute ! Et de les considérer comme vraies et irréfutables. Au point de ne plus nous croire quand on leur dit que « mais si, c’est possible, tu PEUX le faire », ils ne vous croiront pas parce que c’est l’inverse de ce qu’ils ont appris !

 

Tout ceci pour en arriver à ça :

Nous ne sommes prisonniers que de ce que l’on s’impose à nous-mêmes, et ce, même si au départ cela nous a été imposé par autrui.

 

D’ailleurs, c’est qui ce « autrui » ?

Ce que l’on s’impose à soi-même et qui nous a été donné par autrui, ça vient d’où ?

Tout simplement, et tout insidieusement, par :

L’éducation socio-culturelle                                                                  

L’éducation familiale

L’éducation scolaire

L’éducation religieuse et                                                                                                    

L’éducation professionnelle.

 

Ce sont les 5 grandes programmations.

 

Et personne n’y échappe. Selon que l’on soit né En Europe, en Afrique ou en Inde,…

Selon que l’on soit né dans une famille aisée ou pauvre, une famille unie ou déchirée, aimante ou rabaissante, enfant unique ou accompagné de frères et sœurs,...

Selon que l’on ait fréquenté telle école catholique ou telle autre école dite « libre », aux principes « éducatifs » différents,

Selon que l’on ait été enseigné par un professeur blasé, lassé, non motivé, au discours monotone et aux cris intempestifs, ou selon que l’on ait été enseigné par un professeur comme celui qu’interprète Robin Williams dans le film « les poètes disparus », sautant sur le banc pour montrer à ses élèves qu’un autre angle de vue existe et si dévoué à sa passion qu’il avait l’art de la transmettre à ses élèves (d’ailleurs, ce film est un bon exemple du conditionnement de l’esprit quand on connaît la fin).

Selon que l’on nous ait ouvert ou non l’esprit sur le monde, la mixité des nationalités, les diverses cultures ethniques ; dirigé notre regard sur la beauté de la nature ou plutôt sur la pollution de l’homme ; selon que l’on nous ait ou non inspiré le respect de toute « différence ». Haa la « différence », autrement dit « ce qui n’est pas comme nous », comme si ce « nous », c’était la « norme » !! Encore un sujet qui donne matière à débattre à lui seul ! Mais je m’égare ….

Selon que l’on ait travaillé pour telle société dont le seul but est de « faire de l’argent » ou pour telle enseigne qui privilégie la satisfaction du client.

La liste est longue ….  vous aurez compris ce que j’essaye de démontrer.

 

Regardons les choses en face, la vidéo du chien nous fait bien rire, et pourtant, nous ne sommes pas mieux, nous n’agissons pas plus intelligemment que lui ! Nous ne sommes pas moins conditionnés que lui. Mais nous ne le voyons pas.

Pourquoi ?

Parce que nous ne pouvions même pas encore marcher ni parler que le conditionnement avait déjà commencé !

« Ne mets pas ça en bouche, mon bébé, c’est sale », alors qu’il s’agit d’un cube qu’on appelle « jouet ».

« Ne touche pas ça, mon chéri, c’est chaud, tu vas te brûler », alors que le four est froid ! Oui, ok, c’est pour la protection de l’enfant, « au cas où » il s’approcherait du four le jour où il sera chaud, d’accord. Mais alors, pourquoi ne pas lui parler en vérité : parfois le four est froid, parfois le four est chaud, et ces deux situations n’engendrent pas la même réaction.

Peu importe la RAISON pour laquelle on lui dit « tu vas te brûler », c’est un conditionnement.

« Je sais que tu trouves cela injuste mais tu DOIS présenter tes excuses et si tu ne le fais pas, tu seras puni », alors que c’est son camarade de classe qui l’a frappé mais la maîtresse avait le dos tourné et ne l’a pas vu.

« Tu t’es cogné le genou contre la table, c’est le bon Dieu qui t’a puni parce que tu n’as pas été gentil avec ta sœur toute à l’heure »

« Nicolas, je t’offre un joli camion de pompier ; et toi, Géraldine, une jolie poupée infirmière », pourquoi pas l’inverse ?

« Qu’est-ce que tu manges beaucoup ! »

« Ah non, on n’ira pas dans ce pays cet été, on va se choper des maladies »

« Tu ne préfères pas plutôt choisir des études scientifiques ? »

Et bien sûr, sans oublier des exemples de rabaissement « tu n’es qu’un bon à rien », « mais qu’est-ce que j’ai fait pour avoir un enfant aussi difficile que toi ? », « dépêche-toi, stp, qu’est-ce que tu es lent ! », etc.

 

Accumulez cela sur 10-15-20 ans, et ….. vous voyez où je veux en venir ?

 

On arrive à l’adolescence, âge auquel « on se cherche », en étant bourré de croyances induites par ces 5 programmations. Autrement dit, on cherche à savoir qui on EST, tout en PENSANT ETRE ça ou ça, parce que les parents l’ont dit, parce que l’école l’a dit, …... Bonne chance, les ados !

Et pas que les ados d’ailleurs, personnellement, à 40 ans, j’étais encore chez un psy pour panser mes blessures, comprendre le pourquoi, et trouver comment en sortir !

La réponse m’a littéralement sauvée, et elle n’est pas venue des séances chez le psy mais justement de la découverte de cet esprit conditionné :

Tout ce que l’on perçoit autour de nous, on le voit à travers nos croyances et nos préférences.

Et d’où viennent nos croyances et nos préférences ?

Pour 98%, elles viennent de ces 5 programmations : les éducations socio-culturelle, familiale, scolaire, religieuse et professionnelle.

98 % !!

98 % de ce que l’on pense vient de ces 5 programmations. Ce qui veut dire qu’à la base, ça ne nous appartient pas, ce n’est pas « nous », ce ne sont pas NOS croyances, ce ne sont pas NOS préférences, mais celles qu’on nous a induites. Et tout ce que l’on va vivre sera basé sur ces programmations !

 

Tout ce que l’on va vivre sera basé à 98 % sur ce que les AUTRES nous auront inséré dans notre disque dur, notre cerveau.

C’est déjà énorme comme info, et tenez-vous bien, ce n’est pas le pire ! Le pire, c’est que nous avons la possibilité de valider ces croyances par nous-mêmes, de dire « oui, j’adhère » ou « non, je suis en désaccord avec ça » et qu’on ne le fait pas ! On a pris ces croyances pour acquises, on les a considérées comme vraies sans même se sentir un rôle de devoir les mettre en doute ni même de les vérifier, pour savoir si oui ou non, cela « résonnait » en nous, si nous étions en accord avec elles.

Ces programmations ne nous appartiennent pas, mais ce n’est pas parce que ça ne nous appartient pas que nous n’en sommes pas responsables.

Libre à nous de nous regarder en face, nos comportements, nos pensées, nos aprioris, de les remettre en question, de garder ce avec quoi nous sommes d’accord et de ne pas garder ce qui nous est incorrect.

 

Je parlais de 98 %, c’est quoi les 2 % qui restent ?

Ces 2 %, c’est l’expérience directe que nous avons vécue, et que nous avons validée par nous-mêmes.

Valider, ce n’est pas seulement valider ce qui est vrai, c’est aussi valider ce qui est faux pour nous. Car le faux nous aide aussi à savoir le vrai, comme la lumière nous aide à savoir ce qu’est le sombre, l’acide nous aide à comprendre l’amer.

Et quand on valide ce qui est faux, on ne le valide pas pour le rendre juste, on le valide pour dire « ça, j’écarte parce que ce n’est pas juste », et continuer sa route en confiance parce qu’on se base sur des validations que nous avons faites NOUS-MÊMES.

VALIDER.

Valider parce qu’on gobe à longueur de journée des informations non validées par nous, depuis notre naissance, je ne vous dis pas la pollution de nos neurones !

VALIDER.

Valider même nos expériences. Car ces 2 %, ce n’est pas QUE d’expérience directe, c’est d’expérience directe QUE NOUS AVONS VALIDEE  et que nous avons VERROUILLEE de manière à ce que rien ni personne ne puisse nous en défaire. Et ça, c’est autre chose ! On peut avoir expérimenté 50 situations, pensant avoir compris 50 leçons, et pourtant, une seule d’entre elles sera réellement validée ; validée et verrouillée de manière à ce que rien ni personne ne puisse nous faire douter de ce que l’on SAIT. De ce que l’on sait, et pas de ce que l’on CROIT SAVOIR. Nuance !

 

On « croit savoir », parce qu’on a expérimenté quelque chose, et on ne s’est même pas rendu compte qu’on était retombé dans les 98 % de programmations pendant l’analyse de cette expérience, pendant qu’on « réfléchissait » aux leçons à en retirer.

Souvent, on ne réalise même pas que nos « déductions » n’ont rien à voir avec la validation.

 

« Les hommes, c’est tous des infidèles, ma mère avait raison ».

Tu as vraiment validé ça ? Je ne crois pas, non. Tu as validé que TON EX était un homme infidèle, tu as peut-être même validé que tes 2 ou 3 dernières relations étaient avec des hommes infidèles, mais tous ? Le sont-ils tous ? … on est 7 milliards sur terre, dont légèrement plus d’hommes que de femmes…

Et parce que « les hommes sont tous des infidèles », tu les vois tous comme tel, et puis, un jour, tu en rencontres un … et Ô, unique exemplaire de fidélité sur Terre, sois le bienvenu dans ma vie !

Tu vois, tu CROYAIS avoir validé, mais ce n’était pas une validation.

 

Même quand on CROIT SAVOIR parce qu’on a expérimenté, cela ne veut pas dire que cette expérience est validée de manière sûre, certaine et irréfutable à tout jamais. Parce que si un soir, un extra-terrestre débarque dans ton jardin et que vous vous tapez la discussion tous les deux, ça aussi, ce sera une expérience directe validée (2%). Et ça aussi, ce sera encore sous le joug des programmations (98%). Parce que pour peu que l’on n’ait pas encore bien tout capté des mécanismes, on serait encore capable de se « faire avoir » et d’en arriver à douter de ce que l’on a pourtant bel et bien vécu, tout ça parce que le voisin nous traite de fou quand on lui relate l’événement, et qu’il nous dit « Tu as dû rêver ». Et comme on était somnambule quand on était petit, ce que les parents n’ont pas cessé de répéter à longueur de vie à qui voulait bien l’entendre, Bingo, Bravo programmations : oui, tu as raison, j’ai dû rêver. Welcome back esprit conditionné !

 

Pas étonnant que l’on soit dans la confusion.

« Ce n’est pas ceux qui parlent qui créent la confusion, c’est ceux qui écoutent et qui ne valident pas. »

Relisez bien cette phrase pace que c’est un trésor à se remémorer !

« Ce n’est pas ceux qui parlent qui créent la confusion, c’est ceux qui écoutent et qui ne valident pas. »

 

Si quelqu’un me dit « les carottes, ça a un goût vraiment bizarre, il n’y a que les lapins pour pouvoir en manger », je lui répondrai « tu n’aimes pas les carottes ? moi, j’adore ça », et sans remettre en question le résultat de mon expérience, parce que j’ai mangé ce légume, j’ai adoré le goût, j’ai donc validé que j’aimais les carottes et personne ne pourra me dire quoi que ce soit qui me fasse changer de réponse : j’aime les carottes.

 

Ça me rappelle quand j’avais 11 ans, j’ai quitté le domicile de ma mère pour emménager chez mon père, et l’une de mes premières grandes surprises a été de m’entendre dire « Mais qu’est-ce que tu fais, Chrystelle ? On ne mange pas de charcuterie au petit-déjeuner ! ». 

Je ne comprenais pas pourquoi, cela me semblait aberrant et illogique. Quelle était la raison qui justifiait que tel aliment se mange à tel repas mais pas au petit-déjeuner ?

La réponse « parce que c’est comme ça » ne m’a pas aidée à comprendre.

Chez ma mère, c’était « normal » de manger n’importe quoi à n’importe quelle heure.

Chez mon père, le « normal », c’était l’inverse de ce qui m’avait été inculqué jusque-là.

Je suis restée un court moment dans la confusion, dans l’incompréhension (et dans la non-validation) jusqu’à ce que je ne me pose même plus la question ! Même lorsque j’ai quitté le nid paternel pour m’installer seule, j’ai continué d’appliquer ce « précepte », pas parce que j’y avais adhéré, non, mais parce que c’était devenu « normal », « c’est comme ça qu’on fait ». Mon esprit était conditionné.

Jusqu’au jour où, bien des années plus tard, ma propre fille m’a demandé de la charcuterie sur son pain le matin ! Et là, BIM ! Réminiscence, bonjour !

Au jour d’aujourd’hui, je peux dire que j’ai validé ceci :

ce n’est pas meilleur ni moins bon pour la santé de la manger à telle ou telle heure,

je n’ai pas plus difficile à la digérer selon l’heure à laquelle je la mange,

quand l’envie me prend d’en manger, je ressens de la satisfaction quand je la mange, et de la frustration quand je la laisse dans le frigo sous le prétexte de l’horloge.

Donc, de cette expérience, de MON expérience, j’en ressors qu’il n’y a aucune raison pour que la charcuterie ne se mange pas le matin, si ce n’est « les codes de la société », parce que la société se permet de dire « ça, c’est bien, et ça, il ne faut pas faire », des principes éducatifs des parents, et des avis d’autrui. C’est leur position, pas la mienne.

J’ai validé par moi-même.

Et Ô comme c’est étonnant, je ne ressens plus aucune confusion à ce sujet !…. Tiens, tiens !

« Ce n’est pas ceux qui parlent qui créent la confusion, c’est ceux qui écoutent et qui ne valident pas. »

 

Prenez cet exemple bénin, placez-le à une autre échelle, avec toutes les croyances qu’on nous a inculquées, toutes les influences que l’on a subies, et regardez le désastre : je suis moche, je suis trop gros, je ne vaux rien, les autres sont plus intelligents que moi, je n’ai pas choisi le bon métier et maintenant, il est trop tard…..

 

La croyance est forte ! La croyance est si forte que même quand on nous prouve par a+b le contraire de notre croyance, c’est un autre mécanisme qui se met en place. Et il y en a !

Mécanismes de validation (selon les programmations, les émotions ressenties, la conscience collective, et l’expérience directe)

Mécanismes de croyances (renforcement, régénération, clôture – réouverture)

Mécanismes de contrôle (la peur et la manipulation de l’affectif)

 

Ce sujet est passionnant car c’est précisément en connaissant ces mécanismes que nous avons la clef pour sortir de nos conditionnements.

Comment se sortir de tout cela.

Par la phase de guérison :

- Identifier nos croyances, nos pensées conditionnées, pour les nettoyer

- Prendre nos responsabilités

- Pardonner et nous pardonner (parce que la culpabilité, y en a marre, ça nous bouffe, et ça non plus, ça ne nous appartient pas ! c’est induit)

Et par la phase de transformation / dissolution.

 

A partir du moment où on a compris le mécanisme, c’est d’autant plus facile de le déjouer.

Et à partir du moment où on déjoue le mécanisme, on sort de notre esprit conditionné.

Et quand on sort de son esprit conditionné, qu’est-ce qui se passe ?

On devient nous-mêmes ! On se sent libre ! Pas dans le sens « je suis libre, je fais ce que je veux », mais dans le sens « je ne me sens plus emprisonné ».

Libres de nos pensées, de nos réactions, des accords ou désaccords avec autrui. On se sent mieux dans ses baskets, on se regarde en face, on se demande ce qui est bon pour nous et on agit en conséquence. On s’AUTORISE à agir selon nos besoins, dans le respect de soi ET de l’autre, magique !

C’est tant et tant de choses, on a tant à y gagner !

Et là, je vous parle de ma propre expérience, je peux vous garantir que comprendre ces mécanismes, ça vous change le quotidien. Ça me rend la vie tellement plus douce !

Bon, je ne suis pas l’incarnation de l’exemple parfait non plus, j’ai encore du travail. Il y aura toujours du travail, pace que la vie est un éternel apprentissage. Mais en tout cas, j’avance jour après jour. Et plus j’y travaille, plus je comprends. Plus je comprends, plus c’est facile. Et quand c’est facile, ça devient même une plaine de jeux !

Au jour d’aujourd’hui, par exemple, je suis capable de ressentir une émotion négative (colère, frustration, manque,..), de la capter de suite, de me poser 2 minutes pour me demander « ok, qu’est-ce qui se passe ? Pourquoi tu ressens ça ? », de trouver la réponse, et de sortir de cette émotion négative. Même si le contexte n’a pas changé, même si la raison qui m’a amenée à être en colère existe toujours, je me suis sortie de mon état programmé, l’émotion de la colère n’existe plus, et du coup, je gère la situation différemment, de manière plus posée, plus sereine, je dirais même plus intelligente.

 

Et l’inverse est tout aussi vrai. Je capte de suite le moindre petit détail qui me fait du bien, et je le chéris, je profite du moment. J’ai toujours adoré le vent. Et pourtant, je n’y avais jamais fait attention. Maintenant, quand je sens le vent sur mon visage, j’en prends pleine conscience, j’inspire profondément, et vous pouvez être sûr que si vous me croisez à cet instant précis, vous verrez un sourire sur mon visage. Mieux encore : depuis que j’ai pris conscience que sentir le vent m’apportait tant de plaisir, je crée l’émotion : il m’arrive de temps à autres lorsque je suis en voiture, d’ouvrir les deux fenêtres avant et je m’en prends plein la figure ! Et je ne le fais pas uniquement dans les cas où j’ai une petite baisse de moral, je le fais surtout quand je me pose la question « qu’est-ce qui te ferait du bien, là, maintenant ? »

 

C’est tout simple, mais quand vous écoutez vos petits plaisirs 2, 5, 10 fois par jour, à chaque petit détail qui vous fait du bien, ça vous change le quotidien. En tout cas, moi, ça recharge mes batteries émotionnelles positives !

 

Pour donner un exemple plus lié au sujet du conditionnement de l’esprit, je vais vous parler d’une jeune fille nommée Fatima et d’un garçon nommé Marco.

Je n’ai pas encore commencé à raconter quoi que ce soit de mon histoire que vous vous êtes déjà fait une idée, et pour la majorité des personnes, ça ressemblerait à ceci :

Fatima : musulmane, avec probablement multiples frères et sœurs

Marco : italien, soleil, sourire enjoliveur.

 

Et bien, vous savez quoi ? Fatima et Marco sont frère et sœur ! Et je n’invente rien, ce sont des personnes que j’ai connues quand j’avais 20 ans. Leurs parents étaient ce qu’on appelle un couple mixte, à savoir l’un marocain, l’autre belge. A la naissance de leurs enfants, ils ont décidé de commun accord que leur premier enfant aurait un prénom arabe, et le second un prénom européen. Pour équilibrer, pour être « juste » dans leurs cultures respectives.

Marco et Fatima avaient tous les deux les mêmes traits physiques : cheveux noirs, yeux bruns foncés, peau mate. Et pourtant, un seul des deux a subi des discriminations raciales. Vous l’aurez deviné, c’est Fatima. A Marco, on lui demandait toujours s’il était espagnol, italien, ou portugais, et ces nationalités-là posaient bizarrement moins de problèmes que la nationalité marocaine.

Conditionnement de l’esprit.

 

Imaginons un autre exemple : vous parlez avec votre collègue du film de la veille à la télévision. Vous échangez sur le sujet et votre collègue vous dit « c’est bête ce que tu dis là ».

Avant de connaître les mécanismes de l’ego et de pouvoir les déjouer, votre réaction sera de suite menée par votre conditionnement. C’est-à-dire que si vous avez grandi dans un milieu qui vous a fait croire que vous étiez bête, vous donnerez du crédit à votre interlocuteur « oui, c’est vrai, il a raison, c’est bête ce que je dis », et vous vous tairez, il n’y aura même plus d’échange sur le film de la veille, et vous ne chercherez probablement plus la compagnie de ce collègue parce que vous vous sentez rabaissé avec lui.

Une autre réaction possible, et tout autant dirigée par votre conditionnement, serait de vous sentir « piqué », rabaissé, voire énervé car vous ne supportez plus d’être traité ainsi, comme vos parents, professeurs, amis ou voisins l’ont fait, et vous vous mettrez à vous défendre sur le fait que non, vous n’êtes pas bête, et d’ailleurs, qui es-tu, toi, pour me dire que je suis bête ? Tu as le prix d’intelligence ? Tu sais tout sur tout ? Il n’y a que ton avis qui est le bon ?

Alors que le sujet n’est pas là, le fond de la discussion, c’était le film de la veille !

 

Cependant, si vous avez appris comment fonctionnent les mécanismes de l’ego, si vous avez conscience que votre esprit est conditionné par les 5 programmations d’éducations, si vous avez appris à décrypter votre propre ressenti en entendant cette phrase, si vous avez travaillé un peu sur vous-même, alors, votre réaction sera différente, vous serez capable de répondre à votre interlocuteur « ce que je dis n’est pas bête, tu n’es pas d’accord avec ce que je dis, c’est différent, et c’est ton droit ». Vous pourrez même ajouter « c’est intéressant d’ailleurs que tu aies un autre point de vue, tu veux bien m’en dire plus ? ». En étant dans l’acceptation plutôt que dans l’opposition, en ne vous laissant pas prendre par les pièges de l’ego, en ayant connaissance de ces mécanismes, vous aurez complètement changé la donne de votre relation.

Dans les deux cas, votre réaction aura des répercussions sur la suite de votre relation.

Ce sera soit « on ne peut pas parler avec elle, elle s’énerve pour un rien », soit « elle est sympa cette fille, même quand on n’est pas d’accord avec elle, il y a moyen de discuter ».

 

Accepter que l’on n’est pas en contrôle total de ce que l’on pense et de ce que l’on fait, c’est le premier pas vers la sortie de nos esprits conditionnés.

Ensuite, il y a du travail, bien sûr, mais après, ce n’est que du Bonheur !

Et ce travail, l’important, ce n’est pas d’aller dans le passé pour regarder ce qui s’est passé en tant que tel, mais pour voir l’émotion et l’énergie que ça a généré. Parce que c’est là que nous trouvons notre conditionnement, ce qui nous a emprisonnés, et ce qu’on laisse encore aujourd’hui nous emprisonner. C’est là que nous trouvons « la cause des causes », afin de faire la différence entre ce que « nous PENSONS être » et ce que nous SOMMES vraiment.

 

Et en sortir est tout aussi faisable que le chien est capable de passer par la porte-fenêtre qui n’a pas de vitre, tout aussi faisable que le cheval peut marcher même en étant attaché à une chaise.

Tant qu’on n’aura pas identifié nos croyances induites qui ne nous appartiennent pas,

tant qu’on n’aura pas discerné notre vrai « nous » de qui « on pense être », de nos influence subies,

tant qu’on n’aura pas connaissance de ces mécanismes, des programmations et comment les déjouer,

Alors, nos réactions ne seront pas plus intelligentes que celles de ce chien et ce cheval.

 

Vous vous souvenez qu’en début d’article, j’écrivais que le chien et le cheval attendaient que quelque chose d’extérieur vienne les délivrer, l’un pour ouvrir la porte, et l’autre pour lui ôter la laisse ?

On est pareil à ce niveau-là aussi. On attend que quelque chose d’EXTERIEUR vienne nous LIBERER.

Mais tout est en nous. A l’INTERIEUR de nous. Même la clef pour sortir de notre esprit conditionné.

Il n’y a QUE nous-mêmes pour décider de voir cela en face, et d’agir …. ou pas.

Puisque, rappelons-le-nous, 98 % de ce que l’on pense vient des 5 programmations éducationnelles, elles ne nous appartiennent pas, et ce n’est pas parce que ça ne nous appartient pas au départ que nous n’en sommes pas responsables maintenant.

Je répète.

Ce n’est pas parce que ça ne nous appartient pas au départ que nous n’en sommes pas responsables maintenant.

 

Avec tout mon amour pour que nos esprits s’éclairent et que nous vivions tous plus sereinement, en étant NOUS-MÊMES.

 

Chrystelle Claire

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